Les grandes fermes de la Beauce

Sur les vastes plateaux agricoles de la Beauce où sont cultivés céréales, légumes, oléo-protéagineux et plantes médicinales, le patrimoine bâti est principalement constitué de villages et de quelques fermes isolées.

La taille des exploitations et la force des vents obligent à se protéger de l’extérieur en groupant les grands bâtiments autour de cours fermées. Les fermes beauceronnes sont alors appelées « fermes à cour carrée ».

La typologie des bâtiments, dont les façades sont tournées vers l’intérieur, permet également de se protéger contre l’intrusion de personnes malintentionnées comme les célèbres chauffeurs d’Orgères, brigands ayant sévis en Beauce à la fin du XIXe.

Où sont passés les animaux ?

Les fermes beauceronnes se composaient autrefois de poulaillers, d’écuries, d’étable, de bergeries et parfois de porcheries.

La cour fermée permettait d’éviter, pendant la nuit, les divagations du bétail dans les champs non clos.

Dans les années 50, la mécanisation et la science bouleversent la vie agricole. Les chevaux, si nombreux dans les fermes, sont remplacés par des tracteurs. Les élevages de moutons prépondérants en Beauce disparaissent peu à peu lorsque sont, en Beauce, introduits les engrais chimiques.

Le rôle du pigeonnier

On peut observer aujourd’hui encore dans certaines fermes beauceronnes la présence de pigeonnier. La taille des pigeonniers était proportionnelle à la taille des propriétés, et donc à l’importance des seigneurs auxquels ils appartenaient.

Droit réservé aux seigneurs jusqu’à la révolution, l’élevage de pigeons fut, pendant des siècles, un élément essentiel pour l’économie locale. Les pigeons étaient très appréciés pour la qualité et la saveur de leur chair.

Jusqu’à l’apparition des engrais chimiques, la colombine, déjections des pigeons, fut considéré par de nombreux agriculteurs comme un engrais très efficace.

Profitez de votre séjour pour visiter le pigeonnier du château de Villeprévost (lien redirigeant vers la marque-blanche visite) dans lequel sont exposés les reproductions des masques mortuaires des condamnés à mort de la Bande d’Orgères.

Pour aller plus loin